Dans la nuit du 21 au 22 février 1996, Simon Poncelet, agent de police judiciaire de Mons, est froidement abattu au sein des bureaux de la PJ. Plongez avec Noël Stevens, officier de la PJ, dans ce drame qui a secoué la police judiciaire à tous les niveaux.
Dans cette affaire, Franz Leclercq est-il le principal suspect ?
Son attitude à son arrivée a posé question. Il a tenu à diriger la procédure et n’a pas voulu tester les empreintes de poudre sur les policiers présents. Lors de son interrogatoire, il a été vague et imprécis. Il était également à l’origine de lettre dénonçant les abus de ses collègues révélant des tensions dans le service.
Est-ce que la PJ a essayé de camoufler l’affaire ?
C’était « mieux » qu’il n’ait pas été tué par un collègue, car ça n’aurait pas été bon pour l’image de la police judiciaire. À l’époque, « tout le système partait en déliquescence », il y avait des abus partout. Les chefs dirigeaient et personne n’osait prendre ses responsabilités par peur de sanctions. Il y avait des histoires de boisson et Leclercq était d’ailleurs très méchant quand il buvait.
Kyllian Halbot